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Déprime hivernale : mes conseils pour en sortir

Un hiver qui n’en finit plus, la morosité ambiante, il n’en faut pas davantage pour être atteint par la déprime. Cette petite sœur, de la grande dépression, peut et doit se traiter sans tarder, si on ne veut pas passer son temps à somatiser. Généreux résidus de nos excès, la montagne de désagréments que l’on a pu envisager comprend aussi un éventail de solutions adaptées souvent plus simples que le problème !

Février fut toujours un tournant dans ce temps fort de l’hiver : les arbres sont en fleurs, tôt chez nous : les mimosas sont jaune poussin, et alors que la neige recouvrait encore les branches nues des arbres frileux, voici quelques jours, l’on se dit que malgré les nouvelles collections en vue la belle saison est encore loin !

Nos négligences, notamment après un Noël chargé comme notre estomac, ont préparé un terrain inéluctable : celui du stress et de ses conséquences.
Car nous sommes ce que nous mangeons, et nous serons ce que nous imaginons.

Le teint terne, la démarche fatiguée, les femmes sont souvent les premières à montrer des signes persistants de fatigue. Mais les hommes ne sont pas épargnés, et commencent eux aussi à réclamer des vitamines ou un booster béton afin de résister au choc.

A la cinquantaine, le visage marque et le capital beauté s’essouffle : même si nous connaissons tous des quinquas sur lesquels le temps semble n’avoir pas passé, femmes aux poitrines de marbre, ou sosies de Harrison Ford !

Pour les autres, il faut savoir tricher.

Lorsque l’on se réveille avec le sentiment de peser trois tonnes, l’oeil torve et le cheveu hirsute,  il faut contre-attaquer.

Le visage :

Il a déjà manqué de fermeté après une grippe ou un coup dur. Là, c’est la cata. J’ai commencé à utiliser deux crèmes, seulement maintenant, ayant une peau de brune, j’étais moins exposée au manque d’élasticité.
Inutile de la surpayer : la Mixa peau sensibles est parfaite pour redonner un coup de fouet,  en nourrissant en profondeur la peau maltraitée par les agressions extérieures. La nuit,  après le démaquillage, la nourrir de nouveau avec une émulsion  fluide, comme de l’huile d’Argan, rapportée par quelqu’un qui aura eu la bonne idée de vous l’offrir durant son voyage  Maroc.

C’est déjà un pas vers la reconquête de son estime que d’opter pour un fond de teint fluide – conseillé par la vendeuse – et pour la couleur et pour la texture. Un peu de blush rose-rose, et mon truc prioritaire, ne jamais sortir sans un baume pour les lèvres (Labello, ou Yves Rocher par exemple) avant de les colorer. Je vois encore trop de femmes sortir les lèvres nues.  Rien de tel pour donner un aspect cadavérique, et surtout négligé.
Cinquante ans, c’est l’âge où le négligé tue. Ou alors il doit être très très savant !

Le corps :

Il envoie des myriades de messages : douleurs diffuses, ventre gonflé, jambes qui tirent, mauvaises nuits.
Il est indispensable de voir son médecin, pour au moins un bilan hormonal, même si l’on va bien ! C’est un âge critique, aussi bien pour les hommes que pour les femmes. Sans vouloir toujours l’admettre, un dérèglement est souvent à prévoir, de même que les problèmes de tension artérielle, de surpoids et autres déclencheurs à des maladies plus graves.
Négliger cela, c’est prendre des risques inutiles. Et  à mon sens, beaucoup sont encore loin de la prévention pourtant largement recommandée !

On préfère ne pas savoir. C’est très français comme attitude. Mais ce n’est en rien une garantie pour votre santé.
Nous avons de nos jours et dans notre pays, toute une batterie à utiliser,  de manière préventive : les mammos et frottis pour les femmes, les tests du type Hémoccult, une P.D.S. de temps en temps si la fatigue persiste… Pourquoi s’en priver ?

Car ce qui en résulte, c’est dès le moindre bobo un peu persistant, une inquiétude sourde qui contribue à accentuer le malaise, au lieu de le traiter. Là on s’imagine déjà mourant, et l’anxiété réelle fait bel et bien place à la bobologie routinière.
C’est bête non ?

Que faire ?

Une année est décomposée en saisons. Observons nous aussi les lois de la Nature. Nous ne nous en porterons que mieux !

– En priorité, s’oxygéner. On ne le dira jamais assez. Nous manquons d’air pur. A la moindre occasion, au lieu de paresser devant Vivement Dimanche, partez faire une promenade. Loin du bruit et de la fureur. Cela suffit à ramener un teint de jeune fille et un tonus géant avant la reprise du boulot.
-Se mettre au vert : arrêtons de manger n’importe quoi. Je veux bien que ce ne soit pas simple pour ceux ayant des journées hyper remplies.  Mais il arrive bien un moment où vous rentrez chez vous, dans votre nid douillet ?
Après un bon bain relaxant, pas plus de 20 mn, se préparer une soupe, il y en a d’excellentes aussi en sachets ( j’ai une préférence pour Royco, à la tomate, et au thym, une merveille) et vous y ajoutez un yaourt 0 pour cent, et basta cosi !

Le soir manger léger favorise le sommeil.
S’il vous fuit malgré ce, il existe des parades excellentes :

en homéopathie : Tilia, en gouttes, ça a fait ses preuves. Coffea cruda ( le café), pour ceux qui ont le sommeil dur dur. Aconit pour les angoissés de la nuit.

Le Magnésium : le super requinquant

Douleurs musculaires, et fatigue permanente, pleurs incontrôlables et intolérance à toute agressivité. C’est le signe d’une carence.  Elle est selon moi la principale cause de nos humeurs noires et de notre démotivation.
Dans la série  » j’ai testé pour vous  » à oublier : Magne B6 ou Mag 2, qui n’ont qu’un effet relatif et surtout fugace.

Les remplacer avantageusement par :
Magnesium oligosol : à mettre sous la langue, c’est une ampoule et ça, c’est vraiment bénéfique ! Il agit comme modificateur de terrain, c’est à dire durablement sur les sujets enclins à la spasmophilie par exemple.

La fatigue et le stress produisent des humeurs variables, difficiles à gérer pour soi, et pour l’entourage.
Il existe maintenant d’excellents produits, dits compléments nutritionnels : Safralite, fait des miracles en quelques jours. C’est à base de safranal entre autres ( plus vitamine B6 et Griffonia) ça aide notamment celles et ceux qui ont des impatiences ( maladie des jambes sans repos), et cela permet un retour en douceur à une normale. Vous pouvez l’associer à Magalite (huile de foie de morue, magnésium marin, calcium ) qui permet de mieux résister aux infections à répétition.

Autrefois, on purgeait bébé et les autres : des personnes persistent à faire des cures et elles ont raison ! infusions de queues de cerise, Jouvence de l’Abbé Soury (troubles de la circulation) Elixir du Suédois etc… chacun a son petit remède de bonne femme, c’est à dire de bonne réputation (bonne fame), ou une recette de sa grand-mère pour ce que l’on nomme aujourd’hui une cure détox !

Le verre d’eau chaude chaque matin au réveil , très en vogue à Hollywood, permet de dégorger le foie. Boire beaucoup ( eau, tisanes, en évitant autant que possible le gazeux, sirops) améliore le transit, et rend au corps sa légèreté.

Ne pas craquer sur les viennoiseries (redoutables pavés sur l’estomac), ou le chocolat, ou encore les graisses saturées, et c’est un come-back vers la jeunesse, comme aussi le paravent contre les risques cardio-vasculaires !

Si malgré tout, on est un anxieux de première ou que la vie vous malmène depuis longtemps, il faut orienter l’auto-médication à partir du symptôme.
Ainsi, si vous avez la peur au ventre, en cas d’examen, ou de situation épineuse où votre avenir se joue :

Gelsemium en homéo : fait disparaître vos ballonnements et douleurs abdominales, ainsi que toute appréhension.

Ignatia amara : pour ceux qui ont la boule à la gorge (et ils sont nombreux), l’impression qu’une main les étrangle etc. Cela relaxe considérablement.

Aconit : pour les crises de panique, les cauchemars nocturnes.

En allopathie : je ne suis pas fan, mais le xanax (alprazolam) reste pour moi l’anxiolytique le plus adapté. Attention à l’accoutumance, physique. Ne pas l’arrêter sans l’avis du médecin, il a un effet de rebond puissant.
Sinon, il calme et aide à dormir. Pas besoin de prendre  un somnifère en plus, il est suffisamment puissant, même à petite dose. Excellent pour les spasmophiles, les angoissés perpétuels, les périodes de transition (divorces, deuils).

Impossible pour moi  comme pour beaucoup : les anti-dépresseurs : trop d’effets secondaires, nausées, palpitations, prise de poids etc.

Le meilleur substitut :
Le vrai petit miracle pas cher de surcroît pour  résister à la déprime  :

millepertuisHYPERICUM : teinture mère en homéo, ça  c’est du concentré de bien-être et cent pour cent naturel   : 50 gouttes deux fois par jour, et finies les déprimes !

Ce médicament, c’est le millepertuis, jolie fleur bien que banale, qui va s’occuper de vous remettre sur les rails !

Ce que l’on oublie :

Les autres !

Rien de tel que l’ami fidèle qui va rester avec vous deux heures au bout du fil au terme d’une journée terrible.
Là il vous appartient d’œuvrer pour le trouver, et le garder !

La relation aux autres reste le meilleur remède anti-stress : pas ceux que l’on est forcés de côtoyer, patron, collègues de travail, belle-mère abusive, ou autre facteur de harcèlement.
Mais ceux que vous aurez choisis : car la déprime s’installe lorsque l’on a le sentiment d’une fatalité. Tout vous poursuit. Vous êtes une cible permanente pour les méchants. Rien ne vous est épargné.  C’est toujours vous le perdant.
C’est ce sentiment d’inéluctable, de n’avoir pas choisi sa vie, ou la façon dont elle tourne, qui fait la déprime.
Et les petites déprimes répétées font la grande dépression qui dure !

Suivre ceux qui sont positifs dans leur tête, qui vous rassurent, qui vous sourient seulement, peut s’avérer être le déclic, et vous entraîner à retrouver votre assurance perdue.

Apprendre, ça s’apprend !à se démarquer, à se soustraire à ce que les autres attendent de vous.
Apprendre, c’est le premier pas vers la Liberté, et ça n’a pas de prix !

C’est souvent parce que l’on se limite que l’on se trouve dans l’impasse : tant pis si vous avez déçu, tant pis si vous n’êtes pas parfait ! en contrepartie, il y a tout ce que vous savez faire, et tout ce que vous pouvez partager de ce savoir-faire avec ceux qui n’attendent que ça !

C’est souvent sous la couette, déprimé à fond,  en louchant vers  le temps gris derrière ses carreaux, que le sursaut se produit !

Le temps passe, la société décroît, le compte en banque est dans le rouge et votre ado ne vous parle plus, mais vous êtes venu sur terre pour ça ! Pour apprendre, pour comprendre, pour éprouver, et pour solutionner.

On oublie trop souvent que la vie est une somme d’expériences et point.
Elle n’a peut-être pas d’autre sens.
Mais elle se doit d’être vécue. Et sans tortures intestines. On ne trouve pas toujours la solution miracle, mais on peut chercher la solution intermédiaire !

La vie n’est peut-être pas un long fleuve tranquille cependant elle charrie pas mal de jolies embarcations et dans ces embarcations, il y a tellement d’énergies à croiser, à connaître, à brasser ! Ces autres, ne le négligez pas, sont aussi ceux qui vous appelleront un beau soir, pour vous parler de leurs peines…

Lorsque vous serez sorti de votre déprime, vous deviendrez le premier conseil en la matière (et un bon en général) ! parce que vous aurez senti où se trouve l’essentiel ! Ce que j’ai moi expérimenté de la vie, de la solitude, c’est que c’est moins la difficulté d’être qui est douloureuse, que celle de ne pouvoir l’exprimer, avec confiance et abandon, envers un autre humain, généreux de son temps, prêt à vous accorder l’absolution !

Mais de cela, nous allons en reparler…

L'auteur : Quinquageniale

"C'est finalement au plus fort de l'hiver que j'ai compris qu'il existait en moi un invincible printemps".

  • Chouch

    Bonjour
    Je tombe sur cet article en faisant des recherches sur safralite
    Merci beaucoup!
    Je ne suis pas quinqua mais c’est tout de même très utile!

  • Guitou

    Votre article me rassure… je relativise mon état et vais suivre vos précieux conseils.. merci à vous.