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50 printemps : le bel âge pour une rencontre

Qui n’a pas rêvé de recommencer sa vie, de zéro ? et puis, les jours ont passé, le train-train quotidien, les enfants parfois, le travail ont pris la place du rêve. Pourtant ce que l’on croyait mort et enterré, se révèle soudain possible, à 50 ans. La vie repart.
Itinéraire à ne pas rater, avec conseils à l’appui pour bien négocier les virages !

Mais une fois que le vide s’installe ? c’est certainement l’âge-clé où parce que votre enfant part de la maison, pour des études ou un travail, ou que souvent un deuil vous frappe (mère, père), l’on se retrouve libre.

Et ne pas savoir que faire de cette liberté angoisse. Subitement les sécurités, les habitudes nous fuient. Il nous reste un vaste horizon mais naviguer sur des eaux neuves fait peur.

Le quinqua cherche alors, instinctivement, la compagnie d’autres quinquas. C’est ce qui se passe via les associations, nombreuses, les cours de danse, ou de provençal, les réunions entre amicales des anciens du lycée…. pour finalement réaliser de confidences en partages que manque l’essentiel : la moitié d’orange qui viendrait pour affronter ensemble l’avenir.

En consultation, le quinqua se révèle souvent un être qui a beaucoup œuvré, beaucoup travaillé sur soi, et se retrouve pourtant blessé, revenu de nombres d’expériences plus ou moins heureuses. Il prend conscience du temps qui lui reste. C’est à la fois peu et beaucoup. N’ayant pour horizon que la retraite, la solitude prend vite un accent douloureux, bien que l’on sache comment occuper son temps.
Mais occuper son temps est ce vivre pleinement ?

La rencontre fortuite :

On le sait : la nature a horreur du vide.
C’est donc souvent fortuitement, malgré les tentatives sur le net, sites spécialisés pour seniors et senioritas, que l’on rencontre enfin la personne qui irait avec le dressing de votre vie !

Mais on a honte ou peur de ce que diront les autres. L’entourage, toujours critique, volontiers protecteur, joue souvent un rôle de frein. Ou bien on a affaire à l’optimiste délirant qui pousse à la roue.

Voici quelques conseils pour orienter ce virage de la cinquantaine, lequel risque fort d’avoir une répercussion sur le restant de votre vie !

Prendre le temps de parler :

Une fois séduits l’un par l’autre, il convient d’éviter la précipitation. Ce conseil n’est pas superflu pour ceux, nombreux, qui n’en peuvent plus de la solitude. La rompre c’est approcher sereinement le parcours de l’autre. Pour cela, il faut prendre le temps, et justement, on en a enfin pour soi !

Les sorties en tête à tête sont à privilégier, bien sûr. Car on n’est pas le même en société,  parmi 20 convives hilares qui fêtent un anniversaire, à grand renfort de champagne, que seuls yeux dans les yeux.

C’est pourtant cette intimité qui fait le plus peur : on en a perdu l’habitude ou on en a un souvenir gâché par des années-divorce sans oublier l’autre cas de figure : un mariage heureux soldé par un veuvage.

Ne pas faire l’amalgame :

Justement, une fois que l’on s’est raconté dans les grandes lignes notre itinéraire perso, ne pas entrer dans le détail qui tue me paraît fondamental pour se débarrasser des frayeurs : va-t-il me juger suffisamment belle (pas trop grosse, ni fripée), va-t-elle apprécier ma passion pour le vélo, et accepter ma tonsure naissante ?

Il peut être très délicat à un âge où l’on est facilement grand-parents, de redevenir l’ado en quête d’approbations, et plus encore d’amour.
C’est pourtant ce qui se passe, et les maladresses à ce titre, doivent être acceptées.

Utiliser l’humour :

On a renversé son verre sur la  nappe immaculée du resto ? pas de panique. Un regard complice, un sourire un peu dépité, et une petite phrase : je reconnais que je ne suis pas doué ! suffiront à détendre l’atmosphère.
Ce n’est pas l’oral du bac. Profitez de cet acte manqué, vous qui vouliez faire forte impression, pour rappeler à quel point vous avez toujours été maladroit, elle vous trouvera touchant. Puis renchérissez sur le fait que vous avez dans votre boulot par exemple, des responsabilités qui elles ne laissent aucune place à l’à peu près.

C’est un plaçant des renseignements de ce type : il a un poste sûr, il bosse dur et a donc le droit à l’erreur, lorsqu’il s’en libère, que vous donnerez de vous le portrait le plus fidèle, et le plus vrai  !

La vérité si je mens  :

Il existe une règle simple et fondamentale qui est celle-ci : mentir non seulement ne sert à rien, mais vous dessert !

L’on finit toujours par buter sur ce qui vous gêne ou vous handicape, sauf pour un menteur professionnel, mais pour les amateurs, ne vous y risquez pas.
Vous tueriez dans l’œuf la relation.

Personne ne vous demande d’être une héroïne de roman. A 50 ans, tous ont une idée plutôt juste de ce qu’est la vie. On ne rêve pas d’une histoire de cinéma, mais bien d’un scenario écrit à 4 mains, au quotidien, dans la concertation et le dialogue.

Mentir par omission c’est identique : avoir oublié de dire qu’on a divorcé deux fois, peut coûter cher à la confiance que l’on cherche à instaurer.

S’enorgueillir de posséder ce qui n’est pas encore vôtre ( donation ou héritage) non plus.

Paraître dix ans de moins, grâce à la chirurgie, et devoir ensuite montrer à la vendeuse sa carte d’identité, où figure votre âge civil, créera une situation d’autant plus trouble que volontairement cachée, qui fera s’enfuir le candidat qui avait misé sur une relation saine et évolutive.

Recommencer a un prix :

La volonté qui nous pousse à vouloir reconstruire un tronçon de vie est toujours le moteur. Elle me paraît délicate à tous les âges de la vie, simplement à 50 ans, se tromper encore peut être vécu de façon tragique, tout simplement parce que l’on n’a pas toute la vie devant soi. A ces instants où l’on a dû sacrifier déjà beaucoup pour refaire confiance (plaisanteries des amis, avis plus ou moins éclairés, des enfants en particulier) il faut savoir que le prix à payer peut être élevé.

Une bonne communication, attestée par des renseignements sûrs et solides sur la situation de la personne qui emprunte avec vous ce bout de route, restent fondamentaux pour réussir là où l’on a souvent échoué par manque de temps surtout.
J’ai vu en consultation des gens si préoccupés de leurs affaires qu’ils ne s’accordaient pas le temps de penser à leurs échecs amoureux.

Mais à 50 ans, on a au moins appris à se poser, par la force des choses, seul et face au miroir. Il n’y a plus d’indulgence possible envers soi-même. Ceux qui prétendent que le temps leur manque pour s’examiner sont les plus vulnérables : ils ne jouent pas le jeu, constructif, de cet examen de conscience si utile à leur progression. Et à la progression de l’autre.

A 50 ans, on a appris, homme ou femme, que pour refaire un couple à partir d’une belle rencontre, il faut savoir compter jusqu’à 2 !

Entre rencontre et décision :

C’est là que l’on réalise sa chance : se sentir de nouveau dans la séduction, premièrement. C’est important, même si les années ont passé de se savoir désiré, de relancer sa vie sociale, présenter sa nouvelle amie à ses camarades ou à la famille, permet de se sentir vivre plus intensément, souvent après des années de vie en solo, de plats tout prêts et de soirées télé  déprimantes devant « L’amour est dans le pré ».

Un regain de vie est souvent observé chez les quinquas, qui s’agitent, dansent, randonnent, voyagent, alors que l’on avait d’eux l’image de gens résignés et sobres, qui étaient avant tout routiniers.

La libération d’une rencontre tardive se fait dans l’avidité de jours meilleurs, car le passé ne fut pas toujours tendre avec vous.

Ensuite, il y a une chose que l’on ne peut ignorer : le désir de durée.
Souvent le quinqua n’a plus envie d’aventures  ni de poupées de collection. La femme quant à elle aspire à une sécurité affective et matérielle. Ce qui ne va pas sans  concertation là encore : qui habite chez l’autre ? qui envisage encore une résidence séparée ? qui paie quoi ?

La décision se profile à l’horizon, et durer,  à  nôtre âge,  a une importance capitale, car l’on n’a tout simplement plus la même vision des choses, ni la même vigueur pour les attraper !

On veut simplement la tranquillité d’un couple mûr, se rassurant mutuellement sur les éventuelles épreuves à traverser, la santé en particulier. Vieillir sereinement en prenant le meilleur. Ecumer les jours, et ne plus s’embarrasser de tracas inutiles.

Car l’on a appris, en principe, à faire le tri, entre ce qui est indispensable et ce qui peut être différé. C’est tout le charme de ces vendanges tardives, comme l’on cueille le fruit de la vigne après un été détonnant. Le mauvais temps peut venir : on a engrangé dans son grenier et on sait que l’on ne manquera de rien. Et surtout pas de grappiller des bonheurs là où ils se trouvent. De quoi faire un grand bonheur, finalement.

 

 

L'auteur : Quinquageniale

"C'est finalement au plus fort de l'hiver que j'ai compris qu'il existait en moi un invincible printemps".

  • Marie

    J ai une douzaine de copines de 50 ans et quelque, aucune n a pu retrouvé l amour….il
    n y a pas ou très peu de deuxième chance à cet âge pour les femmes …c est 25 ou trente ans de solitude devant nous

    • linda

      bonjour,
      j’ai 56 ans et je viens de retomber amoureuse comme à 20 ans du même homme que j’ai aimé quand j’avais 20 ans. Malheureusement pour moi il est marié et aime sa femme.
      c’est plus dur… que faire ?

      • Bienvenue

        Bonjour,
        Ce n’est pas dur ! Effacez-le de votre page sentimentale. Mais gardez-le dans votre cahier d’amitié. L’amitié oui ! Ne tombez plus dans cette erreur de vivre l’amour A avec lui. Il vous attendrira lorsqu’il est avec vous. Dès qu’il est avec sa femme, vous ne comptez plus. Mon seul petit conseil. Merci.

  • Mona

    Merci marie, ça fait du bien!!!!!

  • dada

    on peut aussi retomber amoureux d’une femme ou d’un homme de 10 ans de moins hein…