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Etre quinqua, ou l’éclosion des certitudes

Nos interrogations, quand ce ne sont pas des doutes, finissent par aboutir à cette assise inébranlable que sont… nos belles certitudes. En quelques mots, souvent convenus et tous faits, non dénuées toutefois de vérité, revisitons ce que la vie a pu nous enlever, puis nous rendre, de certitudes.

Bonjour amis ! Il n’est pas encore trop tard pour vous souhaiter une excellente année 2013 et un plein épanouissement. C’est un plaisir de vous retrouver, et Quinquagéniale en profite pour remercier toutes celles et ceux qui par leurs messages, encourageants et lucides, contribuent à des réflexions, des pistes, des synthèses qui, je l’espère, pourront apporter leur éclairage sur la mouvance de notre société et permettre au plus grand nombre d’y trouver sa place.

La génération quinqua a été victime de préjugés, de rigides conceptions, dont le quinqua a fait largement les frais. Il a donc mis toute sa volonté à s’en dégager, et voilà ce que ça donne, au final !

Amour :

« Il n’y a pas d’amour, il n’y a que des preuves d’amour » :

Certitude après bien des excuses trouvées à ceux qui n’auraient pas rempli l’indispensable part du contrat de confiance. Pas celui de Darty. L’autre :  quand on s’épouse, quand on se promet, main dans la main, et yeux dans les yeux, d’être toujours là l’un pour l’autre. Qu’un acte, même simple, offrir une rose, sacralise la parole, permet d’asseoir un couple sur des bases solides, à la fois stables et sans cesse renouvelées.

 Divorce :

« Si c’est fichu entre nous, la vie continue malgré tout… »

Mais oui on a bien fait !  même si on y a perdu des plumes, et de l’immobilier, 3 services à vaisselle en porcelaine de  Limoges ne remplaceront jamais votre émancipation pure et simple. S’il fallait en passer par là pour être davantage soi-même (souvent après des pressions familiales) alors oui, c’est plutôt une bonne chose. Se libérer d’un joug a un prix. Une fois payé, inutile de revenir en arrière avec des regrets, pire, des remords de conscience.

Famille :

« Familles, je vous hais » !

Sans aller jusque là,  non :  elle n’est pas tout dans la vie ! Elle est un socle, quelquefois, elle est un port d’attache. Elle ne doit en aucun cas devenir un prétexte à s’y enfouir et éviter le risque. La vie n’offre aucune garantie. En voilà une de certitude, qui peut faire mal. Juste avant de se dire que l’on peut toujours rebondir. Et que la vie est devant soi. Pas derrière.

Enfants :

« Notre enfant, c’est notre éternité » :

C’est la pérennité. Il peut en exister d’autres formes,  comme l’écriture, devenir célèbre ou agir pour la communauté. Mais les enfants, c’est la seule chose qui ne soit pas une erreur dans notre parcours. Qu’ils soient donc toujours les bienvenus, et que les lois, le droit humain les considère davantage comme un trésor à protéger, à préserver, il y a encore beaucoup de travail à fournir sur ce plan. Nos enfants, sont les adultes de demain.

Traitons les avec respect, ils sont la part de nous qui est la meilleure, et ce, de façon naturelle et définitive. Cette certitude rassure immédiatement, surtout ceux qui pensent avoir fait l’impasse sur leur épanouissement personnel.
Comme je l’ai dit et répété ici, être une bonne mère exige souvent sacrifice et dévouement sans bornes. Et après ?

Idem pour les pères, peut-être moins certains de faire le maximum, lorsqu’on leur laisse en tout et pour tout la possibilité de signer des chèques, et une garde mineure, après séparation. Ce n’est pas le temps que vous passez avec votre enfant qui compte : mais ce que vous lui aurez transmis, pendant ce temps.

 

 Argent :

« Il ne fait pas le bonheur, mais il y contribue ».

Celui qu’on gagne. Celui qui fait défaut. Celui qui est le moteur, et le but de nos journées sans fin. Celui qu’on aimerait pouvoir trucider, car il a un pouvoir. Oui, l’argent reste le nerf de nos guéguerres. Il est indispensable à notre évolution, depuis que le système du troc a été dépassé.
il en faut pour vivre. Il en faut pour être reversé, surtout. Trop longtemps la politique du bas de laine, chère à nos cœurs de Français, a bloqué un épanouissement aujourd’hui manifesté par nombre de loisirs, mais aussi engagements pour des causes ! Bien ! Très bien, même ! La solidarité, l’action caritative, les rassemblements, les groupes, tous ces exemples rassurants, certifient eux aussi que l’argent est fait pour rouler, et charrier en permanence dans le lit de nos évolutions, tout courant de pensée pour améliorer la condition humaine !

Travail :

« Cent fois sur le métier, remettez votre ouvrage »…
Oui, bof ,  la carrière étant une des clés de la réussite, dit-on…

A condition de ne pas s’oublier en route, et de penser plutôt en termes de concessions à faire, que d’objectif unique à atteindre. Au risque d’y perdre beaucoup, de nos énergies, de nos amis, de nos amours, et de se retrouver seulement avec des emmerdes. Il faut construire, et construire sur du roc. Cela ne signifie pas s’épuiser 24 h/ 24, et se retrouver à la cinquantaine, seul. Et amer. On perd sa vie en voulant la gagner, dit l’adage. Pas faux. Ma certitude ? suivre le cours des choses, au besoin avoir un boulot alimentaire, qui ne passionne pas, mais rassure.

Et vibrer ailleurs, car on connaît finalement peu d’épanouissement dans le travail, sauf pour quelques rares privilégiés !

 Réussite :

Le mot qui en a tué beaucoup. Je préfère de loin accomplissement

 

Liberté :

« Le mot du dictionnaire qui m’est le plus cher, et le plus chèrement acquis » a dit un homme bien informé… (David Stein, grand faussaire de notre temps).

Concept bien souvent malmené, cette liberté requiert plus de devoirs que de droits. Eh oui  ! elle est là, la certitude du quinqua, au bout de trente années de luttes.

Nous sommes au pays de Voltaire, où les gens se réclament volontiers de leurs droits, dans les administrations en particulier, brandissant souvent des colères blanches en même temps qu’un dossier dûment préparé en vue de les faire reconnaître.
On a peut-être oublié un peu vite, que la vraie liberté est celle de la conscience, à la fois individuelle et collective ! Et qu’elle implique donc le sens aigu de nos responsabilités.

 

 

 

Ce qui est dommageable, et c’est  mon regard sur notre société, c’est que la responsabilité individuelle se perd. On rend responsables, sinon coupables « les autres » : les politiques, les banquiers, les collectivités de ce qui nous revient d’abord : le choix.

On n’a pas le choix des circonstances, on a celui de l’attitude à avoir en la circonstance.

Lorsque l’on aura compris, et intégré cela, la Liberté que nous languissons s’établira d’elle-même dans nos vies, dans nos coutumes, dans nos foyers et dans notre citoyenneté. Amen !

Voilà amis, quelques imparables certitudes au pays de la contradiction !

A vous de me faire part des vôtres, au fur et à mesure que nous tissons le lien transgénérationnel : allez, roulez jeunesse !

A bientôt, amis !

 

L'auteur : Quinquageniale

"C'est finalement au plus fort de l'hiver que j'ai compris qu'il existait en moi un invincible printemps".